Ce qui oblige les amateurs à prendre ou commander leur billet avec une bonne avance. Une vingtaine de cinéastes et acteurs sont présents et échangent de manière conviviale avec le public. Parmi les moments forts, une rétrospective du célèbre réalisateur chilien Patricio Guzmán, 76 ans, un maestro de la mémoire qui a gravé les grandes heures du président Allende et de sa chute suivie par le long cauchemar de la dictature de Pinochet. Guzmán lui-même dialoguera avec les spectateurs samedi 2 décembre à 20h00.

A noter aussi la soirée d’hommage à Violetta Para, chanteuse, poétesse, peintre et brodeuse chilienne qui a eu des relations privilégiées avec Genève, le vendredi 24 novembre. Le festival s’intéresse également aux indigènes. Il consacre en particulier dans les locaux du Grütli une exposition sur les fameux molas des Kunas du Panama, tissus multicolores cousus sur un corsage formant des compositions hallucinantes. Quand verra-t-on enfin un film sur ce peuple extraordinaire, mais difficile d’accès?

Filmar donne aussi un espace aux associations LGBTIQ, ainsi qu’à un groupe d’aspirants cinéastes de la Haute Ecole d’Art et Design (HEAD) de Genève, qui ont tourné des courts métrages à Cuba. A voir également des documentaires et des fictions sur les défis contemporains rencontré par ces pays si divers. De même, des films mettent valeur les musiques de cinq pays (Brésil, Colombie, Chili, Honduras et Mexique. Les enfants ne sont pas oubliés, avec des films et des contes sous la rubrique Filmarcito.

www.filmar.ch

Daniel Wermus

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